Kabbale : La France serait-elle l’endroit où se cache le vrai cep ?

« Le symbolisme améliore l’homme.
Il lui fait comprendre que dans la vie
Tout se lie, tout se tient, tout est Un » (1)

france-hexagone_175x190En 496, les Mérovingiens signaient un pacte avec Rome faisant de la France la fille Aînée de l’Église. Nous savons que le but principal de cet acte était l’union entre la puissance spirituelle et l’État séculier. Mais derrière ce fait historiquement reconnu, se cacherait-il une autre raison occultée par l’enseignement traditionnel ? C’est ce que nous tenterons de découvrir ensemble en étudiant quelques aspects astucieusement camouflés sous une symbolique complexe. Nous nous appuierons pour cela sur différents dialectes, tels que le latin et le grec, ainsi que sur la science kabbalistique.

Comme nous avons vu dans l’article précédent, la dynastie mérovingienne avait choisi le crapaud comme emblème totémique. Or, en grec, « crapaud » vient de « phryné » et dérive du verbe « phronéo » qui signifie « penser ». On a cru pendant longtemps que dans la tête du crapaud se cachait une pierre précieuse, la crapaudine et aujourd’hui encore on nomme « crapaud » tout défaut incrusté dans une pierre précieuse ou un diamant. Comme par hasard, le mot « kephalos » (tête) dérive du grec « kephas » (pierre) : « Tu es Simon, fils de Jonas; tu seras appelé Céphas (ce qui signifie Pierre) » Jean I, 42. Il y a un attribut commun qui relie le fondateur de l’Église du Christ à la France : le coq. Cet attribut fut choisi par la Gaule antique pour sa forme celte, Gallus, signifiant à la fois « coq » et « Gaule ». Mais un fait étrange fut observé par le cryptographe et alchimiste Blaise de Vigenère. Ce dernier écrivait :

« J’ai souvent vu par expérience récréative, que la cervelle du coq est faite en forme d’un crapaud bien formé et qu’étant renversé de l’autre côté elle ressemble à une fleur de lys, qui sont les armes des Français et des Gaulois ».

recherches_ange-caduceeLe coq est un signe messianique, il annonce la venue du soleil et de la lumière, il est porteur de la bonne nouvelle et de l’espoir. Le coq est aussi l’emblème de Mercure, donc d’Hermès, le messager des dieux. Lorsqu’on songe à celui-ci, on pense aussitôt au caducée et à son symbolisme hautement initiatique. Annick de Souzenelle écrit à ce sujet : « Le symbolisme du caducée se rapproche du pouvoir de la double clé, axe qui permet d’ouvrir et de fermer la porte du sanctuaire, qui peut ainsi lier et délier, coaguler ou dissoudre ». (2) Pour attester ces affirmations, Pierre en hébreu (Petros) signifie « Celui qui ouvre » et a la même valeur guématrique (numérique) que splendeur (sephira), c’est-à-dire 355.

Ceci nous conduit à l’Arbre kabbalistique (ou Arbre de Vie) composé de dix Sephiroths distinctes. « L’arbre de Vie décrit la manière dont Dieu se fait homme par un processus de déploiement » (3), donc l’ensemble des Sephiroths est à l’image de l’homme primordial, Adam.

sephirothIl est curieux de constater que les dix Sephiroths nous ramènent au caducée à travers la 10ième lame du Tarot, la Roue de Fortune et que celle-ci est rattachée à la lettre hébraïquie Yod, initiale de Yawhe (Dieu) et de Yeschua (Jésus). La lettre Schin placée au centre du tétragramme sacré représente la pointe du rocher.

Ce qui est à la fois surprenant et incroyable c’est que « Gaule » en hébreu s’écrit de la même manière que « arbre » ou « axe » et a par conséquent la même valeur guématrique, c’est-à-dire 55. Ce nombre est généré par 10 car en additionnant 1+2+3…+10 nous obtenons 55, or cette valeur est celle de « Ha-Adamah » signifiant « La Terre ». Les deux lettres entourant le nom Adam symbolisent le Souffle divin : « Il souffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant »  (Genèse II, 7). Comme il n’y a pas de coïncidence en ésotérisme, « Gaule » dans sa source francique vient de « walu » signifiant « bâton » ou « axe ».

10-x-roue_de_la_fortunePour terminer cet exposé, j’aimerais faire remarquer que le graphisme hébraïque des mots « Gaule » et « Axe » (מוט) fait penser au mot français « vin ». En latin, « vin pur » se traduit par « merum », alors que le symbole des Mérovingiens était la feuille de vigne. D’ailleurs étymologiquement, crapaud viendrait du francique « crape » signifiant « grappe ».

La France serait-elle l’endroit où se cache le vrai cep ? Léon Bloy a déjà écrit que « la France est le secret de Jésus ». Serait-ce une affirmation gratuite ? Nous sommes-nous demandé pourquoi, sur le tympan de la cathédrale de Reims, le sacre de Clovis est représenté à la suite de celui de David ? En nous posant les bonnes questions, peut-être trouverons-nous les bonnes réponses.

  1. Jean-Pierre Bayard, Le Monde souterrain, Flammarion, Paris 1961.
  2. Le symbolisme du corps humain, éd. Dangles, St-Jean-de-Braye 1984.
  3. Jeff Love, Les Dieux de la Cabale, éd. Randin, 1984.

Réf. : Papus, La Cabale, éd. Dangles, St-Jean-de-Braye 1986.
Gérard de Sède, La Race fabuleuse, éd. J’ai lu, Paris 1973.

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Cet article fut publié dans le fanzine « Le lys d’or », vol.1 No.2, avril 1993.

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À propos de Guy Boulianne

Guy Boulianne, auteur et éditeur. Ce dernier a réalisé une quête personnelle, historique, généalogique et symbolique. Il en dévoilera prochainement la teneur dans la rédaction d'ouvrages à paraître.

Publié le 1 avril 1993, dans La Queste, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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