De la France à la Nouvelle France : Jean-Marc Bouillanne, dit Le Suisse

Voici un extrait de la vie de Jean-Marc Bouillanne, fils d’Étienne, premier ancêtre de cette famille au Canada.

Jean-Marc-Bouillanne

Si Jean-Marc s’embarque à partir d’un port de France, on peut penser qu’il peut s’agir de la Rochelle: ville et port d’allégeance protestante, où il aurait pu se sentir en sécurité. Il viendra s’établir à l’île-aux-Coudres sur les rives du Saint-Laurent. Toutefois, il aura sans doute fait quelques tentatives ailleurs avant de s’y fixer.

Le 3 juillet 1742, il achète de Joseph Villeneuve une terre située à Petite Rivière St-François. Dans cet acte il se déclare habitant de l’Île-aux-Coudres. Mais on sait qu’entre 1738 et 1750, soit approximativement la première décennie, notre ancêtre habita de façon concurrente ou concomitante Petite Rivière, les Éboulements et l’Île-aux-Coudres. Il devint un citoyen de plein droit de l’Île-aux-Coudres et le 17 juillet 1752, il signe avec d’autres habitants et le Séminaire un acte concernant la construction d’un moulin à l’eau sur l’île.

Dès 1720, Joseph Savard était arrivé dans l’île. Son occupation subisidaire est d’être pilote sur le fleuve. Jean-Marc épouse sa fille Charlotte le 18 novembre 1739 à l’église de Petite Rivière St-François, car il n’y a pas encore d’église sur l’île.

Si, en Nouvelle-France, les Canadiens répugnaient à s’enrôler dans les compagnies en garnison, ils n’ont, par contre, jamais rechigné à servir dans la milice. L’état des officiers de milice établi par Claude Bonnault montre que Jean-Marc était capitaine de la milice de Baie St-Paul en 1759.

Entente entre le Séminaire et les habitants de l’Ile-aux-Coudres dont Jean-Marc Bouillanne, pour la construction d’un moulin à vent (Nouvelle-France/Québec 17-07-1752).

Entente entre le Séminaire et les habitants de l’Ile-aux-Coudres dont Jean-Marc Bouillanne, pour la construction d’un moulin à vent (Nouvelle-France/Québec 17-07-1752).

Jusque là, Jean-Marc est un homme bien intégré dans son milieu, respecté, allié aux meilleures familles, capitaine de milice et apprécié par le gouverneur Vaudreuil lui-même. Arrive 1759, il se retourne et gagne le côté des Anglais. Pourquoi ! Comment expliquer cela, que se passe-t-il, quelle est sa motivation ? À mon avis, l’interprétation la plus plausible, qui puisse éclairer la conduite adoptée par Jean-Marc est la suivante : il est d’abord et avant tout un protestant.

Peu après la Conquête, il quittera l’Île-aux-Coudres et terminera sa vie sur la côte du Sud où, comme le laisse entendre Paul Médéric, il aura peut-être été le représentant de Malcolm Fraser.

  • Valmond Bouliane, « Du Val de Quint à la Vallée du Saint-Laurent ».

 


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À propos de Guy Boulianne

Guy Boulianne, auteur et éditeur. Ce dernier a réalisé une Quête personnelle, historique, généalogique et symbolique. Il en dévoilera prochainement la teneur dans la rédaction d'ouvrages à paraître.

Publié le 13 novembre 1999, dans La famille, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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