Le Grand Monarque – Un Roi s’élèvera de l’antique race des Rois de France

412 imageGMLe « Grand Monarque » est un personnage prophétique issu de croyances populaires eschatologiques basées principalement sur des révélations privées catholiques et sur des prophéties plus précoces comme celle de Saint Rémi. Bien qu’il ne soit pas reconnu dans l’eschatologie chrétienne, l’Église catholique ne s’est jamais opposée à la publication d’ouvrages vulgarisant l’espérance dans le grand monarque. Certains ecclésiastiques l’ont même encouragé. Le « Grand Monarque » serait un héritier des rois de France (tout comme le Roi dormant pour l’Allemagne) qui se manifesterait au cours de la période apocalyptique de la fin des temps pour ramener la paix dans un monde déchiré par la guerre, restaurer l’Église catholique persécutée et réduite presque à néant, et enfin rétablir une monarchie catholique dans une Chrétienté réunie et étendue au monde entier.

Après une présence très importante dans la littérature prophétique populaire comme le Mirabilis liber, la croyance dans le grand monarque a pris son essor dans les révélations privées, d’une part après le traumatisme de la défaite de 1870, mais surtout après la mort du comte de Chambord en 1883. Elle s’appuie, à partir de cette époque, à la fois sur des prophéties non reconnues par l’Église catholique (« secrets » de La Salette par exemple, ou encore les extases de Marie-Julie Jahenny, mystique bretonne) et sur des interprétations de prophéties ou de messages donnés lors d’apparitions mariales reconnues par le Saint-Siège (le message à Louis XIV de Marguerite-Marie Alacoque).

L’ensemble de ces croyances a été compilé par le marquis de la Franquerie dans son livre La mission divine de la France.

Dans ses Centuries, Nostradamus évoque à plusieurs reprises un personnage qu’il appelle le Grand Chyren. Chyren, le plus souvent tenu pour anagramme d’Henryc (forme provençale d’Henry), désigne selon certains commentateurs le roi Henri II de son époque, mais selon d’autres commentateurs un futur roi. Selon ces derniers commentateurs, l’Epître à Henry Roy de France Second, compte tenu de sa longue portée temporelle, s’adresserait à ce même futur roi. Les allusions de Nostradamus au Grand Monarque pourraient avoir été empruntées au Mirabilis Liber, mais le nom même de Henri ou Chyren n’apparaît pas dans le Mirabilis Liber.

L’an que Mercure, Mars, Vénus, rétrograde
Du grand Monarque la ligue ne faillit :
Elu du peuple lusitain près de Graulade,
Qu’en paix et règne viendra fort envieillir.
IV – 97

Le Grand Monarque : une analyse de son identité possible

Michel de Nostredame
Michel de Nostredame

Pour découvrir qui est le Grand Monarque il importe de rassembler de très nombreuses sources d’informations et comprendre ce qu’il va réellement vivre, transmettre, réaliser et établir. Cette analyse s’appuie essentiellement sur les écrits de Nostradamus, mais se fonde aussi sur une littérature éclectique. A la veille du baptême de Clovis en 496, l’évêque de Reims, Saint Rémi, prophétise : « Vers la fin des Temps, un descendant des rois francs règnera sur tout l’empire romain. Il sera le plus grand des rois de France et le dernier de sa race. Il arrivera comme par miracle. Il sera de la vieille Cape. Le trône sera posé au midi. Après un règne des plus glorieux, il ira à Jérusalem, sur le Mont des Oliviers, déposer sa couronne et son sceptre, et c’est ainsi que finira le Saint Empire Romain et Chrétien ».

Ce texte dit trois choses capitales : la venue du plus grand et dernier des rois de France relève du miracle par une Intervention Divine ; il est issu des anciens rois francs dans la pureté de la Tradition du Christ-Roi ; il est né dans le Sud de la France où les premiers chrétiens s’installèrent.

Saint Ange martyr carme en 1125 reçoit ces paroles du Christ : « Un Roi s’élèvera finalement de l’antique race des Rois de France, d’une insigne piété envers Dieu… sa puissance s’étendra au loin sur terre et sur mer ». Le Grand Monarque, qui sera accompagné de la Grande Mère, n’est en rien le descendant visible d’un roi français récent comme Louis XVI (Bourbon), mais bien au contraire issu d’une branche coupée et lointaine de la royauté franque, celle des Mérovingiens (vieille cape). L’Abbé Souffrant (1755-1828), précise : « Le Grand Monarque est de la branche aînée des bourbons et il est issu d’un rameau coupé ». Cette branche aînée des Bourbons exclut justement les Bourbons qui sont une branche secondaire de la dynastie royale! Autrement dit, il est impossible d’établir la ligne généalogique du Grand Monarque qui se perd dans la nuit des temps car elle ne constitue pas ce qui le désigne en tout premier lieu.

Le sang royal sera si très meslé,
Contraints seront Gaulois de l’Hespérie
On attendra que terme soit coulé,
Et que mémoire de la voix soit périe

Grand MonarqueCe qui est important dans ce quatrain ce sont les deux points (après l’Hespérie) qui annoncent une explication. Tout d’abord, l’Hespérie désigne la contrée qui est à l’ouest du lieu d’où l’on parle. Dans le cas présent, puisque Nostradamus vivait en France, il s’agit du continent Nord-américain, pas uniquement le Québec, puisque les États-Unis sont aussi à la même latitude que la France.

Si le sang royal est très mêlé, c’est qu’il est impossible de désigner le Grand Monarque par le sang (test ADN de lignage). Si les Gaulois de l’Hespérie sont contraints que le terme soit écoulé et que la mémoire de voix soit périe c’est parce que ces Gaulois de l’Hespérie seront incapables de démontrer le moindre lignage puisque c’est impossible de le faire. C’est donc l’avenir de ces Gaulois qui démontrera l’identité du Grand Monarque à travers des capacités particulières. Par ses démonstrations, le Grand Monarque mettra l’Eglise actuelle à mal, et lui seul parlera véritablement, en compagnie du Grand Pontife, au nom du Christ qu’ils précèdent. L’Abbé Souffrant le dit à sa manière : « Ce Monarque réformera tout, fera un code nouveau, une nouvelle noblesse, et tous ses actes seront si parfaits que tous les autres souverains lui seront comme soumis. Sous le Grand Monarque, la religion sera honorée et Dieu glorifié comme il ne l’a pas été depuis des siècles ».

Contrairement à Clovis qui fut un roi strictement humain, le Grand Monarque est le Paraclet que le Christ envoie sur Terre pour préparer son Retour. Ainsi, comme le Christ, le Grand Monarque sera capable de miracles, non pas de façon symbolique, mais de manière tout à fait concrète. Donc, quiconque se proclame Grand Monarque, et est incapable de miracle, est un usurpateur. L’Abbé Souffrant, encore une fois, est clair là-dessus : « Le Grand Monarque fera des choses si extraordinaires que les plus incrédules seront forcés de reconnaître le doigt de Dieu ». Le Grand Monarque n’est donc pas un roi banal, strictement humain, mais un roi envoyé par le Christ pour la Fin des Temps (source : Elishean).

Ce grand Monarque qu’au mort succédera,
Donnera vie illicite et lubrique,
Par nonchalance à tous concedera,
Qu’à la parfin faudra la loi salique.
V – 38

Le Royaume du Grand Monarque

Don de Dieu Feray Valoir

L’Avènement d’un Grand Monarque qui est aussi le Grand Pontife, véritable Anté-Christ dans un Temps Apocalyptique, semble, à beaucoup, appartenir au domaine purement légendaire ou mythique, voire pire, celui de la propagande purement politico-religieuse. Alors même, que les plus sceptiques des « Guénoniens » n’y voient que la manifestation principielle du « Roi du Monde » ou d’un « Mahdi Islamique » ou d’un dixième « Avatâra hindou » … et que d’autres y reconnaissent le Canis Veltro « Chien de Chasse ou Lévrier » de la fameuse prophétie de Dante (l’Enfer vers 100 -111).

La Tradition véhiculée par les Anciens, les Ancêtres et les Ainés de l’Orden de Chevalerie, pour sa part, nous suggère une pré-figuration, certes parallèle, mais plus étendue encore, car elle y voit précisément le reflet, non pas du « Roi du Monde », mais bien plus encore le scel du « Sire d’Outre Mer » : le « Roy des Rois des Mondes » qui étendra, par délégation, l’Autorité du Christ bien au-delà des Royaumes Terrestres !

Ton front est ceint de fleurons glorieux !
Car ton bras sait porter l’épée,
Il sait porter la croix !
Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.
Et ta valeur, de foi trempée,
Protégera nos foyers et nos droits.

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6 réflexions au sujet de « Le Grand Monarque – Un Roi s’élèvera de l’antique race des Rois de France »

  1. Bonjour,
    L’introduction du Christianisme dans les Gaules y apporta, avec la doctrine de Johanna, la glorification de l’antique Myriam, car la Rédemption (mot qui signifie redonner) ne pouvait rendre la science antique sans en faire connaître en même temps l’auteur caché et persécuté.
    Il fut d’autant plus facile de raviver en Gaule le culte de la Femme que, en réalité, ce culte avait toujours existé. La Madone était depuis longtemps populaire, et le peuple rendait un hommage à la Divinité féminine sous des noms divers, et lui édifiait, de distance en distance, d’humbles chapelles champêtres.
    Il y en avait sur toutes les routes, dans les bois, dans les prairies, dans les plaines, sur les monts, partout. Ces petites chapelles étaient couvertes de lierre et de fleurs. Cette dévotion naturelle, naïve, spontanée, si bien appropriée aux instincts profonds de l’homme, aux habitudes primitives, à l’atavisme de l’antique Age d’Or, subsista longtemps avec sa religieuse poésie. La Madone a plusieurs fois changé de nom, mais elle est toujours restée « la Femme », et, près d’elle, il y avait toujours une petite lampe mystérieuse qui ne devait jamais s’éteindre : c’est la lumière de l’Esprit Féminin. Il fut remplacé par des lumières profanes, plus brillantes physiquement, mais qui ne symbolisent plus l’Esprit qui s’éteignit avec le culte de la Femme.
    Les lampes mystiques des Madones, qui brillaient de loin en loin, comme un cordon d’étoiles, à travers les fleurs, rappelaient, que l’Esprit divin féminin avait brillé sur le monde, en même temps que l’amour.
    Et, quand le vagabond, égaré la nuit, apercevait cette lumière, cette image et ces fleurs, il s’arrêtait au seuil du crime, comme averti par une voix mystérieuse qu’il y a au-dessus de l’homme une pensée supérieure qui le juge, une femme divine qui peut l’aimer, une justicière qui le menace, et cela le ramenait au bien.
    Le coin de terre qui entoure le petit autel de la Madone est Terre Sacrée.
    En ce lieu-là, le brigand le plus farouche n’oserait tirer son poignard, et il y prie sans savoir pourquoi, sans comprendre ce qu’il dit. C’est le dernier lien qui l’attache au culte naturel de la Déesse, lien mystérieux dont les racines sont au fond du cœur de l’homme.
    Ces petites chapelles solitaires, perdues au milieu des rochers ou des bois, réveillent dans l’âme du voyageur le moins religieux mille sensations lointaines, qui ressemblent au parfum, longtemps oublié d’une fleur du pays natal, qui s’offre inopinément à nos yeux dans une contrée étrangère.
    Pendant que le prêtre ne veut plus connaître la vraie femme, en qui il craint de trouver la vengeresse et la justicière, il crée, pour imiter cette justice, un Dieu de colère et de vengeance.
    Mais, si la vraie femme disparaît, celle qui la remplace, celle en qui il résume la féminité, s’élève sans cesse dans son esprit et s’idéalise dans le ciel imaginaire où il l’a placée.
    Marie, reine des douleurs et des gloires, plane à une hauteur où l’imagination de l’homme ne peut atteindre dans la Vie réelle.
    Le pèlerinage le plus fameux était celui de la Santissima Casa di Loreto, la Sainte Maison de Nazareth, vénérée du temps des premiers Chrétiens. Sainte Hélène l’entoura d’un temple qui reçut le nom de Sainte-Marie.
    « La vérité se révèle plutôt au cœur de l’homme qu’à sa raison », dit Hippolyte Destrem, parce que le cœur de l’homme est inspiré par l’Esprit féminin.
    Pour trouver la Vérité, il n’y a que deux voies à suivre : celle de la Science et celle de l’Amour.
    La Religion, c’est la voie de l’Amour.
    L’Amour, c’est le lien moral qui unit l’homme à l’Esprit féminin, et c’est ce lien qui est la Religion.
    « L’amour idéal est pour l’homme un lien d’un si grand prix, un tel élément de bonheur, que tous ceux qui l’ont ressenti le placent au-dessus de tous les autres éléments de la félicité humaine. Il faut considérer en lui non seulement le bonheur qu’il fait éprouver, mais encore la perfection qu’il donne à toutes les puissances de l’âme. De tous les sentiments qu’il nous est donné de concevoir, il est celui qui nous élève le plus au-dessus des faiblesses et des vulgarités de la pure sensation, celui qui produit dans l’intelligence les manifestations les plus poétiques, celui qui fait naître dans la volonté les résolutions les plus nobles ».
    Cordialement.

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  2. Parti de trois rivieres ils développèrent aux US..le lac Pépin sur le Missisipi…hommage a Pépin le bref..

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  3. le Duc de Vendôme,,, son fils Louis immigra en Nouvelle France…Trois -rivières,,sa famille des explorateurs immigra US.. sur le Mississipi…
    Un monta au nord du Québec pour la collonnisation… 48 èm paralelle

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