La Plateforme Politique de l’Alliance Royale – La France réconciliée

L’Alliance royale est une formation politique royaliste fondée en 2001 par Yves-Marie Adeline. Présidée par Pierre Bernard, ancien député maire de Montfermeil, ses administrateurs sont Sandrine Pico-Deprez, délégué générale, Robert de Prévoisin, secrétaire général, et Bruno Castanier, secrétaire administratif et financier.

Les membres de l’Alliance royale sont des citoyens français de bonne volonté désireux d’agir pour le bien de leur pays et considérant que la solution royale est la seule réponse possible à la profonde crise institutionnelle, politique, sociale et morale que traverse la France. Ils estiment que le discours politique ambiant tourne en rond en s’attaquant aux symptômes plus qu’aux maux parce qu’il est crispé dans la justification d’un système politique en faillite.

Érigée en parti politique en 2003, elle a pour objet de proposer, principalement par les moyens électoraux, des réformes des institutions, des lois et des politiques inspirées de l’héritage monarchique et d’une manière générale de faire resurgir dans le débat public français et international la question de cet héritage.

Son domaine d’action se situe à la fois sur le terrain des élections, du militantisme et de la réflexion politique ; elle présente en effet des candidats royalistes où cela est jugé opportun, et a participé à la plupart des élections depuis les européennes de 2004 ; elle est constituée de délégations territoriales, réparties sur le territoire français, qui ont pour mission de fédérer les adhérents et d’entrer dans le paysage politique par leur action militante, médiatique et électorale ; elle a développé et continue de développer des propositions politiques concrètes pour un royalisme actualisé et adapté aux défis du XXIe siècle ; affranchie du carcan idéologique républicain, elle dispose, à ce titre, d’une totale liberté de pensée.

L’Alliance royale en tant que telle ne soutient aucun prince, considérant que ce rôle incombe à d’autres mouvements ; la désignation d’un successeur est d’ailleurs prématurée compte tenu de l’état des esprits ; elle ne sera pas le fait d’un parti politique et impliquera nécessairement tous les Français.


Les positions officielles de l’Alliance Royale

Pourquoi un roi ?

Il faut un Chef d’Etat qui représente tous les Français et pas seulement la faction qui l’a élu. Il faut un souverain délié des querelles partisanes, capable de garantir l’unité, la souveraineté et la pérennité de notre pays. Il faut un arbitre au-dessus des factions qui préserve les libertés publiques et la dignité de la personne humaine.

Les rois ont fait la France, elle se défait sans roi.

Quelle est la légitimité du roi ?

La légitimité du roi ne vient pas d’une quelconque élection, d’une « souveraineté du peuple » qui est un mythe révolutionnaire. D’ailleurs, le principe capétien de succession le délie de toute influence politicienne ou partisane dans sa désignation. La légitimité du roi vient de ce qu’il est « saisi » par l’Histoire pour assumer la continuité politique d’un pays qui l’a précédé et qui lui survivra, indépendamment des passions et des péripéties du moment. L’institution royale est donc « transcendante ».

Sacre

DSC02911Oui, le roi est sacré. Par le sacre est affirmé le caractère transcendantal de la royauté et donc sa légitimité. Lors du sacre, le roi prononce des serments qui le lient : défendre la France et ses citoyens, de rendre justice aux petits et aux faibles, de demeurer fidèle à son peuple, de respecter sa parole, de se garder de tout orgueil, et de bannir la haine et le mensonge.

Par le sacre, le roi reconnaît une morale chrétienne, fondement des valeurs de notre civilisation, et qui lui est opposable par n’importe quel citoyen. Mais le roi est et reste un laïc. Son pouvoir est temporel, contrairement à la république qui prétend gouverner les esprits.

Prérogatives royales

Concrètement, les prérogatives royales s’inscrivent nécessairement dans un cadre constitutionnel. Nous proposons de reprendre certains principes de la constitution de la Ve République, telle qu’elle était prévue au départ : le roi est le Chef de l’Etat. Il promulgue les lois, signe les traités, nomme le Premier ministre ; Il est Chef des armées, recours juridictionnel suprême, arbitre des institutions. Assisté d’un Haut Conseil qui prépare ses décisions, il exerce donc des prérogatives réelles.  Mais il laisse au gouvernement la charge de définir et conduire la politique nationale et au Parlement celle de représenter les Français.

Monarchie constitutionnelle

Le terme de « monarchie constitutionnelle » est ambigu. Si l’on entend par là une monarchie dotée d’une constitution, alors oui, il y aura nécessairement une constitution pour organiser le pouvoir entre chacun des acteurs politiques : le roi lui-même, le parlement, le gouvernement, les mairies, etc. Mais si on entend par « constitutionnel » le fait que le roi est investi par une constitution qui le précède, alors non, car cela nierait le principe de sa souveraineté : le roi est souverain, indépendamment de la constitution.

Monarchies européennes

Les monarchies étrangères ne sont pas seulement représentatives comme on a tendance à le croire. Ces monarchies possèdent des pouvoirs institutionnels réels mais ne les exercent pas intégralement, en raison de contextes politiques variés. En particulier, la crise morale, le démocratisme et l’esprit républicain n’épargnent pas ces pays et contraignent les souverains à faire des compromis. Mais ces monarchies, malgré leurs faiblesses, font comme toutes les monarchies, elles se placent dans une perspective à long terme, assument la continuité de leur pays, et, quoiqu’on en dise, leur unité.

Le Fleurdelisé-Sacré-Coeur

Le Fleurdelisé-Sacré-Coeur

Transition vers la royauté

Il est impossible de prédire quelle serait la transition entre la République et la royauté, car cela dépendra des circonstances politiques (paix ou conflits civils, effondrement ou non des institutions républicaines, contexte international, etc.) et du scénario de réinstallation monarchique (président élu organisant un plébiscite, poussée parlementaire, vacance du pouvoir républicain…). Ce qui est certain, c’est que l’installation de la monarchie se fera nécessairement par la rencontre d’un prince avec son peuple.

Prétendants

En entrant dans le paysage politique par les élections, L’Alliance royale veut, et c’est déjà beaucoup, préparer les esprits du plus grand nombre possible et remettre dans le débat public la question royale. Pour l’instant, se réclamer d’un prince réduirait à la question dynastique son action politique. L’Alliance laisse donc à d’autres associations le soin de soutenir tel ou tel prince.

L’Alliance royale ne se prononce pas sur le prince parce que les conditions et le contexte du retour du roi sont inconnus et parce que, d’une manière ou d’une autre, c’est l’Histoire qui aura le dernier mot.

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À propos de Guy Boulianne

Guy Boulianne, auteur et éditeur. Ce dernier a réalisé une quête personnelle, historique, généalogique et symbolique. Il en dévoilera prochainement la teneur dans la rédaction d'ouvrages à paraître.

Publié le 19 septembre 2015, dans La noblesse, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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